Le Posthumanisme

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    «Il est totalement déraisonnable de s’amuser à saccager la sagesse de la nature, le chef-d’œuvre du Maître Ingénieur de l’Évolution, dans le but d’être mieux que Bien ».
    Buchanan
Les derniers amusements nous mènent aux :

  • Transhumanisme:

    Les transhumanistes soutiennent qu’un citoyen est un être autonome qui n’appartient à personne d’autre qu’à lui-même, et qui décide seul des modifications qu’il souhaite apporter à son cerveau, à son ADN ou à son corps au fil des avancées de la science. Leurs travaux débouchent sur:

    • L’homme augmenté: s’il existe depuis l’invention des outils, comme les palmes pour nager, il démultiplie la puissance de son corps par des exo squelettes pour se transformer en colosse, des lunettes de réalité augmentée pour compléter sa vision, des vaccins à base de thérapie génie pour améliorer ses défenses naturelles.
      Les transhumanistes ont recours aux biotechnologies (ingénierie génétique, cellules souches), ainsi qu’à l’hybridation homme machine (robotique, miniaturisation, intelligence artificielle) susceptible d’augmenter les capacités individuelles et collectives.
      Rien qui a priori ne change sa conscience biologique, sauf à lui poser des implants « intelligents » (mais que le principe de précaution impose d considérer comme dénués de conscience) dans le cerveau.
      Le « body hacking » permettra de changer à distance le comportement humain. Les collègues éberlués d’un homme ainsi bidouillé et hacké le verront marcher sur les mains et sauter de bureaux en bureaux, pour finir par tenter de violer la responsable de l’open space. Les services psychiatriques développeront des compétences informatiques.


    • L’homme réparé: s’il existe depuis l’invention de la médecine, il fait depuis de nombreuses années appel aux bio technologies (pace maker, cœur artificiel, greffes d’organes) et aux cellules souches (y compris d’origine animale) pour réparer des organes lésés.
      Rien qui a priori ne change sa conscience biologique, ni son patrimoine génétique, même si l’utilisation des cellules souches pose le problème surréaliste des embryons (dotés d’une conscience détruite) médicaments.


    • L’homme modifié: Quel avenir préparent à nos jeunes des scientifiques comme cette équipe de chercheurs germano-japonais qui insèrent des cellules souches humaines de neurones dans des embryons de singe afin de rendre leur cerveau proche du nôtre ?

      Le QI de l’homme allant de 70 à 150, et celui des bonobos de 20 à 90, ces singes bidouillés pourraient bien un jour devenir plus intelligents que ces chercheurs.



      A quand la greffe de neurones de singe sur des cerveaux humains?

  • Potshumanisme:

    Car les nazis n’ont rien inventé, hormis un modus operandi industriel. Les sources sont vastes et profondes. Se mettre à l’écoute des nazis permet de les identifier. Elles sont présentes au coeur de la civilisation dite « occidentale ».
    Jean-Louis Vullierme
    Le nazisme dans la civilisation


    Le post humanisme repose sur le génie génétique, déjà testé sur le vivant:

    • sur des moustiques fluorescents au Burkina Faso:

      Environ 6400 moustiques stériles fluorescents, génétiquement modifiés, ont été lâchés sans réelle concertation internationale, à la tombée de la nuit, à Bana, situé au Sud Ouest du Burkina Faso. Financée par la fondation Bill et Melinda Gates, cette opération test s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le paludisme, transmis par les piqûres de moustiques. L’idée, encore jamais expérimentée en milieu ouvert, est de généraliser le forçage génétique par multiplication du nombre de moustiques bidouillés de façon à ne se reproduire que des mâles, dont cette caractéristique, génétiquement transmissible, est destinée à se diluer dans la population. La disparition des moustiques – dont ils sont les vecteurs – assure ainsi, par voie de conséquence, la disparition du paludisme, sans que l’on ait déterminé avec précision le rôle des moustiques dans l’ éco système local.



    • sur le coton OGM en Inde:

      Le coton OGM (résistant aux pesticides) permettrait d’augmenter les profits des agriculteurs, mais est très coûteux pour des familles aux revenus bas, ce qui plonge d’autant plus de nombreux agriculteurs dans le cercle vicieux de la dette que ce coton OGM est rendu infertile pour nécessiter son achat récurrent aux mêmes fournisseurs que ceux des pesticides dont la consommation croit au fur et à mesure de l’adaptation des insectes à ces produits phytosanitaires. Cette situation est une des causes de la vague de suicides enregistrée au sein de la population des gros producteurs de coton.

    La transposition à l’homme de ces perspectives de modification génétique du vivant prend alors toute son acuité.


    • L’homme modifié:

      Deux petites filles chinoises nées jumelles en 2018, Lulu et Nana, ont été génétiquement modifiées par la technique Crispr-Cas9 lorsqu’elles étaient embryons en vue de les rendre résistantes au VIH. Résultat. La mutation réalisée est similaire à celle qui confère l’immunité au VIH mais non identique. Elle est donc incertaine quant à l’acquisition de l’immunité recherchée, mais en revanche bien certaine quant aux autres mutations introduites dans le génome des enfants, aux effets imprévisibles tant pour elles-mêmes que pour leur descendance, à laquelle ces modifications seront transmises.





    • L’homme fabriqué :



      La PMA (Procréation Médicalement Assistée) puis la GPA (Gestation pour Autrui) nécessitent la « fabrication », la conservation, la sélection et la possible manipulation génétique d’embryons dont les « mauvais » sujets n’appartiendront plus – selon la loi de bioéthique française – à leur « mère », mais à Big Pharma, maître d’œuvre de l’opération.

      La planification et (ou) le marketing industriels de l’évolution se substituent au hasard et à la nécessité.

      La conception et la fabrication de l’humain en font un outil ou un produit, devenu un clone de lui-même ou un robot biologique.


    • L’ espèce reconstituée:

      Le clonage d’individus de toutes les espèces existantes ou ayant existé est rendu possible par le séquençage du génome:



      Ce n’est pas possible pour les dinosaures:





    • La « race » inventée:

      Au lieu de créer des races de chevaux (trotteurs, galopeurs, chevaux de trait,..) ou de chiens (chasse, berger, compagnie, ..) par croisement naturel en élevage, il est possible d’obtenir le même résultat accéléré en laboratoire.

      Il s’agit de la création intentionnelle d’une nouvelle race, par bidouillage, croisement et multiplication d’ êtres vivants.

    • La Chimère:

      Les deux chevaux ailés de Tarquinia, dans l’art étrusque.
      (source: Wikipedia)
      Il s’agit de la création intentionnelle d’une nouvelle espèce susceptible de se reproduire, par bidouillage, croisement et multiplication des cellules d’ êtres vivants qui auront fait l’objet de brevets commerciaux, en raisons de leur potentiel commercial ou politique.

    • Les xenobots:

      à suivre..

Des conséquences incalculables


La principale conséquence du génie génétique appliqué à l’homme est une dramatique et complète modification de l’image que l’homme a de lui-même; il se voit contraint à l’abstraction.

    Rien n’interdit de penser que l’homme, dans sa volonté de maîtriser l’univers, ne puisse un jour s’arroger le pouvoir exorbitant de dominer la vie et la mort.
    Luc Ferry



C’est ainsi que s’ouvre à nous une véritable mutation du champ de conscience, qu’il va nous falloir nécessairement investir.

    Cette frontière brouillée entre l’homme et l’animal, entre l’homme et la machine, le réel et le virtuel, la vie et la mort, est sans aucun doute un des défis philosophique et religieux majeurs de l’avenir.
    Luc Ferry



Mutation de Conscience de la vie :

    Tel Geppetto donnant naissance à Pinocchio sur son établi, le posthumanisme, qui n’est pas un conte de fée, mais plutôt le prolongement logique de la PMA, confie ainsi à des scientifiques et à des techniciens le rôle jusqu’à présent dévolu à Dieu.
    L’être humain ainsi bricolé devient un produit, éventuellement destiné à un usage précis: ouvrier de l’espace ou objet sexuel? maître ou plutôt esclave? fertile ou infécond? pour assurer les revenus des brevets correspondants?
    A moins que ces êtres parfaits ne prennent irréversiblement le pouvoir..


Mutation de Conscience de la mort :

    Après l’invention de l’eugénisme, fruit de la volonté de supprimer les déviants, de l’euthanasie, fruit de la volonté d’anesthésier la mort, et de l’avortement (y compris à terme, dans la dernière version de loi de bioéthique française), fruit de la volonté de « libérer » (ou d’asservir?) la femme, il devient presque banal d’envisager une conscience biologique de synthèse et immortelle.

    La fin de vie de l’homme ou de la femme objet devenue éternelle aura des causes purement accidentelles (mais n’aura-t-on pas un clone surgelé en réserve, assorti d’une sorte de backup en temps réel de l’expérience du défunt?) , ou volontaires (mais n’aura-t-on pas présélectionné les gènes anti suicide ?).

    Comment des humains éternels pourront ils continuer à se reproduire sans une nouvelle tragédie collective sur une ou même deux planètes aux ressources limitées?

    C’est le débat dantesque qui commence à poindre en filigrane et à demi mot dans les arguments des opposants aux vaccins utilisant l’Acide Ribo Nucléique messager.

Les derniers amusements nous mènent aux :

Transhumanisme:

Les transhumanistes soutiennent qu’un citoyen est un être autonome qui n’appartient à personne d’autre qu’à lui-même, et qui décide seul des modifications qu’il souhaite apporter à son cerveau, à son ADN ou à son corps au fil des avancées de la science. Leurs travaux débouchent sur:

  • L’homme augmenté: s’il existe depuis l’invention des outils, comme les palmes pour nager, il démultiplie la puissance de son corps par des exo squelettes pour se transformer en colosse, des lunettes de réalité augmentée pour compléter sa vision, des vaccins à base de thérapie génie pour améliorer ses défenses naturelles.
    Les transhumanistes ont recours aux biotechnologies (ingénierie génétique, cellules souches), ainsi qu’à l’hybridation homme machine (robotique, miniaturisation, intelligence artificielle) susceptible d’augmenter les capacités individuelles et collectives.
    Rien qui a priori ne change sa conscience biologique, sauf à lui poser des implants « intelligents » (mais que le principe de précaution impose d considérer comme dénués de conscience) dans le cerveau.
    Le « body hacking » permettra de changer à distance le comportement humain. Les collègues éberlués d’un homme ainsi bidouillé et hacké le verront marcher sur les mains et sauter de bureaux en bureaux, pour finir par tenter de violer la responsable de l’open space. Les services psychiatriques développeront des compétences informatiques.
  • L’homme réparé: s’il existe depuis l’invention de la médecine, il fait depuis de nombreuses années appel aux bio technologies (pace maker, cœur artificiel, greffes d’organes) et aux cellules souches (y compris d’origine animale) pour réparer des organes lésés.
    Rien qui a priori ne change sa conscience biologique, ni son patrimoine génétique, même si l’utilisation des cellules souches pose le problème surréaliste des embryons (dotés d’une conscience détruite) médicaments.
  • L’homme modifié: Quel avenir préparent à nos jeunes des scientifiques comme cette équipe de chercheurs germano-japonais qui insèrent des cellules souches humaines de neurones dans des embryons de singe afin de rendre leur cerveau proche du nôtre ?

    Le QI de l’homme allant de 70 à 150, et celui des bonobos de 20 à 90, ces singes bidouillés pourraient bien un jour devenir plus intelligents que ces chercheurs.



    A quand la greffe de neurones de singe sur des cerveaux humains?

    Potshumanisme:

    Car les nazis n’ont rien inventé, hormis un modus operandi industriel. Les sources sont vastes et profondes. Se mettre à l’écoute des nazis permet de les identifier. Elles sont présentes au coeur de la civilisation dite « occidentale ».
    Jean-Louis Vullierme
    Le nazisme dans la civilisation


    Le post humanisme repose sur le génie génétique, déjà testé sur le vivant:

    • sur des moustiques fluorescents au Burkina Faso:

      Environ 6400 moustiques stériles fluorescents, génétiquement modifiés, ont été lâchés sans réelle concertation internationale, à la tombée de la nuit, à Bana, situé au Sud Ouest du Burkina Faso. Financée par la fondation Bill et Melinda Gates, cette opération test s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le paludisme, transmis par les piqûres de moustiques. L’idée, encore jamais expérimentée en milieu ouvert, est de généraliser le forçage génétique par multiplication du nombre de moustiques bidouillés de façon à ne se reproduire que des mâles, dont cette caractéristique, génétiquement transmissible, est destinée à se diluer dans la population. La disparition des moustiques – dont ils sont les vecteurs – assure ainsi, par voie de conséquence, la disparition du paludisme, sans que l’on ait déterminé avec précision le rôle des moustiques dans l’ éco système local.

      https://www.youtube.com/watch?v=lgIF2ZB9Ix0

      sur le coton OGM en Inde:

      Le coton OGM (résistant aux pesticides) permettrait d’augmenter les profits des agriculteurs, mais est très coûteux pour des familles aux revenus bas, ce qui plonge d’autant plus de nombreux agriculteurs dans le cercle vicieux de la dette que ce coton OGM est rendu infertile pour nécessiter son achat récurrent aux mêmes fournisseurs que ceux des pesticides dont la consommation croit au fur et à mesure de l’adaptation des insectes à ces produits phytosanitaires. Cette situation est une des causes de la vague de suicides enregistrée au sein de la population des gros producteurs de coton.

    La transposition à l’homme de ces perspectives de modification génétique du vivant prend alors toute son acuité.
  • L’homme modifié:

    Deux petites filles chinoises nées jumelles en 2018, Lulu et Nana, ont été génétiquement modifiées par la technique Crispr-Cas9 lorsqu’elles étaient embryons en vue de les rendre résistantes au VIH. Résultat. La mutation réalisée est similaire à celle qui confère l’immunité au VIH mais non identique. Elle est donc incertaine quant à l’acquisition de l’immunité recherchée, mais en revanche bien certaine quant aux autres mutations introduites dans le génome des enfants, aux effets imprévisibles tant pour elles-mêmes que pour leur descendance, à laquelle ces modifications seront transmises.

    https://www.youtube.com/watch?v=4MiN_QNXS78

  • L’homme fabriqué :

    https://youtu.be/hWouAKFcjUk

    La PMA (Procréation Médicalement Assistée) puis la GPA (Gestation pour Autrui), dans le cadre de l’ingénierie du vivant 2.0, nécessitent la « fabrication », la conservation, la sélection et la possible manipulation génétique d’embryons dont les « mauvais » sujets n’appartiendront plus – selon la loi de bioéthique française – à leur « mère », mais à Big Pharma, maître d’œuvre de l’opération.
    https://www.youtube.com/watch?v=eapEKmITNdc&t=1141s
    La planification et (ou) le marketing industriels de l’évolution se substituent au hasard et à la nécessité.

    La conception et la fabrication de l’humain en font un outil ou un produit, devenu un clone de lui-même ou un robot biologique.
  • L’ espèce reconstituée:

    Le clonage d’individus de toutes les espèces existantes ou ayant existé est rendu possible par le séquençage du génome:

    https://www.youtube.com/shorts/GXjAAn4EXN4

    Ce n’est pas possible pour les dinosaures:

    https://www.youtube.com/watch?v=EFc3yhpbmRc
  • La « race » inventée:

    Au lieu de créer des races de chevaux (trotteurs, galopeurs, chevaux de trait,..) ou de chiens (chasse, berger, compagnie, ..) par croisement naturel en élevage, il est possible d’obtenir le même résultat accéléré en laboratoire.

    Il s’agit de la création intentionnelle d’une nouvelle race, par bidouillage, croisement et multiplication d’ êtres vivants.

  • La Chimère:

    Les deux chevaux ailés de Tarquinia, dans l’art étrusque.
    (source: Wikipedia) Il s’agit de la création intentionnelle d’une nouvelle espèce susceptible de se reproduire, par bidouillage, croisement et multiplication des cellules d’ êtres vivants qui auront fait l’objet de brevets commerciaux, en raisons de leur potentiel commercial ou politique.

  • Les xenobots:

    à suivre..

Des conséquences incalculables



La principale conséquence du génie génétique appliqué à l’homme est une dramatique et complète modification de l’image que l’homme a de lui-même; il se voit contraint à l’abstraction.




C’est ainsi que s’ouvre à nous une véritable mutation du champ de conscience, qu’il va nous falloir nécessairement investir.




Mutation de Conscience de la vie :




Mutation de Conscience de la mort :

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