Prise de conscience
L’évolution technologique est beaucoup plus rapide que nos capacités d’adaptation.Après les grandes révolutions de l’histoire de l’humanité, qui se sont déroulées sur des milliers – voire des dizaines de milliers – d’années (révolution cognitive) puis sur plusieurs siècles (révolution scientifique et industrielle), la civilisation mondiale est engagée dans un processus de prise de conscience accélérée de son identité, favorisée par une crise existentielle et justifiée par l’ angoisses de l’avenir :
- Crise existentielle:
- Stupéfaction quantique,
- Disruption post humaniste,
- Irruption de l’Intelligence artificielle.
- Angoisse de l’avenir:
- Sérieux désordres écologiques,
- Effondrement possible du système financier,
- Mondialisation rapide,
- Augmentation exponentielle de la population mondiale, et ses corrolaires:
- Manque d’eau,
- Pandémies,
- Surarmement sur fond de conflits ethniques et religieux archaïques.
La rapidité de cette évolution dépasse notre vitesse d’adaptation, qui est d’au moins une génération. Il devient urgent d’améliorer notre niveau de conscience pour une meilleure prise en charge des risques systémiques et de la perte de repères associés à ce bouleversement.
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« La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes. »
Jean Rostand
Mémoires d’un biologiste
Inquiétudes
Henry Kissinger, sorte de Talleyrand du XXè siècle, explique dans son ouvrage « Diplomacy » (qui commence son analyse de l’état du Monde par celle du principe politique d’Etat Nation – structures rigides et monolithiques capables de guerres totales, et aimablement conseillée à … Bismarck par Napoléon III – inventé par Richelieu (!), et de ses dramatiques conséquences historiques en cascade) les orientations de la politique internationale nord américaine alors qu’elle était, après la chute du mur de Berlin, confrontée à des choix vertigineux et surréalistes par le renforcement de l’ Organisation Mondiale du Commerce, la suppression des droits de douane et une limitation des armements, notamment nucléaires, ce qui a – très (trop?) logiquement – débouché sur un modèle de croissance articulé schématiquement autour:
- d’ une recherche californienne,
- du recentrage de l’économie occidentale sur les services immatériels, notamment financiers,
- d’ un rapatriement des bénéfices des multinationales dans les paradis fiscaux, sorte d’aspirateur financier des bénéfices de l’économie ainsi globalisée,
- d’ une sous traitance de la production à flux tendus dans les pays en voie de développement,
https://www.facebook.com/mu2020.org/photos/pb.100067027116809.-2207520000/194645978797347/?type=3
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